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L’ŒIL DE LINUS: ELIMINATOIRES CAN TOTAL 2019/ LIONS INDOMPTABLES

Des lions en eaux toujours troubles? Des lions en eaux toujours troubles?

IL FAUT LE DIRE… Des lions en eaux toujours troubles !

Après leur première sortie à la tête des Lions indomptables du Cameroun samedi dernier à Moroni face aux Cœlacanthes des Comores, Clarence Seedorf et Patrick Kluivert ont du mieux appréhender les contours du dur challenger qui les attend. A tous les niveaux et pas seulement sur le plan technique, mais d’abord sur les commodités de travail et la gestion administrative de la sélection. Rien n’aura donc été facile pour eux dans ce baptême de feu qui s’annonçait pourtant comme une simple formalité pour beaucoup.

Ils en ont vu de toutes les couleurs en un seul mois de fonction

Ajout des joueurs sélectionnés sur leur liste à leur insu, rétropédalage de certains binationaux, non qualification d’autres pour cause de lenteurs administratives, Ntep et Onguéné notamment, staff incomplet à cause de la lutte entre la fédé et le ministère sur la nomination des membres entre autres. C’est donc dans ce climat d’amateurisme avéré que les deux « bébés hollandais » ont délivré leur première copie, très pâle pour beaucoup d’observateurs avertis. A se demander si cela est vraiment de leur fait ? Si les choix opérés sont vraiment les leurs ? Comment comprendre que Mandjeck, Salli et même Fai, soient titularisés dans cette équipe? Des joueurs qui sont appelés dans cette sélection depuis près de dix ans déjà pour certains, -cas de Mandjeck-, et qui demeurent d’éternels espoirs tout  en prenant de l’âge. Et que dire de la prestation d’ensemble !

On a pensé qu’avec la venue de ces « sorciers noirs », il y aurait un électrochoc salutaire au sein du groupe et dans sa mentalité. Une fois de plus, c’est une équipe camerounaise autosuffisante qui s’est présentée face aux Comores. Un complexe gratuit de supériorité qui a bien failli lui coûter cher, n’eût été le manque d’expérience des Comoriens. Les Lions Indomptables s’en sortent donc avec beaucoup de bonheur avec un match nul. La correctionnelle n’est pas passée loin de là. Certains ont brandi l’argument de la qualité de l’aire de jeu, de son exiguïté, de la chaleur et d’autres raisons inacceptables pour des joueurs professionnels. Mais même sur le plan physique, les Camerounais ont été bien secoués par leurs adversaires.

Au niveau de la technique individuelle et collective, c’est le néant.

Ce n’est qu’un premier avertissement. Le prochain match, prévu le 10 octobre à Yaoundé, ne sera donc pas un match de gala. Il est même déjà à hauts risques pour les nouveaux sélectionneurs et leurs mentors. Il faudra le remporter et avec conviction. Car dans cette équipe ou alors ce nid de vipères, il y a toujours des problèmes, des querelles de personnes et d’intérêts. Beaucoup ne se sont pas rendus compte que pour une fois, le ministre des Sports ne s’est pas rendu aux Comores à l’occasion de ce match des Lions. C’est tout simplement que le feu couve sous les cendres.

Les motifs de conflit avec la fédération sont nombreux:

Recrutement de nouveaux coaches, nomination au forceps des membres du staff par la fédération sans aucune concession pour le ministère, insubordination du comité de normalisation à l’endroit de la tutelle. Facile donc à comprendre que cette dernière n’attend qu’un faux pas de la sélection pour allumer le feu. C’est pour cela que le match du 13 octobre prochain comporte beaucoup d’enjeux, bien plus que sportifs. Il s’agit bien de la mainmise sur la sélection nationale par l’un ou l’autre groupe. D’un côté, le comité de normalisation, dont certains affirment mordicus, qu’il est aux ordres de l’ancien capitaine des Lions, qui fait et défait les rois à sa guise, propose les encadreurs, place ses pions et bénéficie de son entregent auprès du président de la CAF. De l’autre, le ministère de tutelle, qui supporte de moins en moins l’effronterie et le manque de respect à son égard du comité de normalisation, qui voit s’envoler certaines de ses prérogatives sur la sélection, bref qui perd petit à petit la main. Un véritable crime de lèse-majesté en somme.

C’est donc dans ces eaux troubles que se meut la sélection nationale du Cameroun à 9 mois de la CAN 2019, qu’elle est encore censée organiser jusque-là. En attendant le verdict de la CAF. Et si jamais, Ahmad Ahmad et ses acolytes décidaient de nous la retirer au profit du Maroc, il faudrait à tout prix se classer deuxièmes de notre groupe. Sinon, ce sera l’élimination pure et simple de cette CAN 2019. Et au rythme où vont les choses dans les coulisses, il y a bien lieu d’être inquiets.

Par Linus Pascal Fouda

Dernière modification le mercredi, 12 septembre 2018 18:41

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