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Miss Cameroun : Ingrid Solange Amougou réclame 2,2 milliards à Narcisse Mouelle Kombi

Pr Narcisse Mouelle Kombi. Ministre des Arts et de la Culture Pr Narcisse Mouelle Kombi. Ministre des Arts et de la Culture Archives google

De toute évidence, Ingrid Solange Amougou, n’entend pas se  laisser faire. Une semaine après la décision du Pr Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture (Minac), de se « réapproprier » le concept « Miss Cameroun » ainsi que l’organisation du concours de beauté y relatif, la présidente du Comité d’Organisation de Miss Cameroun (Comica) menace de porter l’affaire devant les tribunaux. Ne désirant pas céder l’organisation du concours Miss Cameroun, « son bébé », au Minac, Ingrid Solange Amougou, par la voie de son avocat a introduit, ce mercredi 27 décembre 2018, un recours gracieux préalable auprès du ministre des Arts et de la Culture lui demandant d’annuler sa décision de prendre en charge la mise en œuvre de ce concours de beauté.  

Selon la lettre adressée au ministère des Arts et de la Culture, et signée de son conseil Pierre Alexis Bayebeck, le gouvernement « ne  saurait se réapproprier le concept Miss Cameroun » puisque « n’ayant eu au départ une propriété primitive de ce concept ». Sur la question des « incidents » souvent enregistrés dans l’organisation du concours Miss Cameroun, « vitrine de la  culture camerounaise » et qui, selon le Minac, terniraient l’image du Cameroun, Me Bayebec, estime qu’il s’agit « de fallacieux prétextes » orchestrés pour  « massacrer » cet événement. De même, poursuit-il,  « quand vous déclarez que l’événement est placé sous le haut patronage et la présidence de Madame la première Dame, cela n’en fait pas pour autant une affaire d’Etat ». La présence de la première dame ne constituant qu’une « caution morale ».

2,2 milliards de réparation

Alors que le Minac, pour motiver sa décision de déposséder le Comica de l’organisation du concours « Miss Cameroun », affirme, dans son communiqué, que ce concours bénéficie du  « soutien financier et matériel » de l’Etat, Me Beyebeck souligne qu’il s’agit d’une contribution « souvent négligeable ». « Le mécénat n’aboutit ni à l’appropriation ni à une prétendue réappropriation », écrit le conseil. La marque Comica ayant, par ailleurs, été brevetée à l’Oapi en 2002 et que « cette protection qui est valable  10 ans a été  renouvelée en 2012 ». Pour finir, le juriste estime le communiqué radio-presse interdisant l’organisation de la 14ème édition du concours Miss Cameroun, courant juin-juillet 2019, a causé un préjudice incommensurable à Ingrid Solange Amougou. Cette dernière sollicite par conséquent au titre de « réparation » la somme de 2,2 milliards F Cfa.  

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