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Michel Thierry Atangana: « Ma situation est pathétique, mes anciens avocats au Cameroun me poursuivent pour des impayés »

Michel Thierry Atangana; Michel Thierry Atangana; Archives

Gracié puis libéré le 24 février 2014 après avoir passé 17 ans dans une cellule du Secrétariat d’Etat à la Défense, Michel Thierry Atangana qualifie sa nouvelle vie « pathétique ». Dans une interview au Monde cette semaine, le Franco-Camerounais décrit son calvaire. « Ma situation est pathétique. J’ai été gracié mais je reste sous le joug de l’administration du Cameroun, je ne suis donc libre qu’à moitié. Je ne peux pas retravailler dans la finance avec une telle tache sur mon parcours. Même mes anciens avocats au Cameroun me poursuivent pour des impayés », explique celui qui n’attend désormais que deux choses : « une réhabilitation en tant que victime, qui me permettra de revenir à une vie normale ». Et, pour ses années de détention, le versement d’indemnités – 1,512 milliard de francs CFA pour ses salaires bloqués depuis vingt-deux ans et 17 milliards de francs CFA pour ses biens immobiliers saisis et laissés à l’abandon.

Déclarations faites en marge l’atelier de réflexion qui s’est tenu à l’Assemblée nationale française ce mardi 2 avril 2019. Selon Le Monde, « cette réunion parlementaire avait pour but de rappeler le calvaire de cet homme », mais aussi de trouver, à partir de ce cas si emblématique, les moyens d’offrir une meilleure protection aux Français détenus à l’étranger. Venu spécialement en France pour cet atelier de l’Assemblée nationale, Clément Nakong, l’un des avocats au Cameroun de M. Atangana, relate qu’après avoir été saisies, « les plus hautes autorités à Yaoundé se sont montrées « ouvertes et réceptives », prêtes à discuter pour que dossier soit clôturé. Selon lui, la « réhabilitation » de son client nécessite une « intervention politique ». « Nous sommes venus demander une intervention politique. « Au Cameroun, le président est doté de tous les pouvoirs et, dans ce dossier, il n’y a que lui qui peut faire en sorte que notre client soit réhabilité. Nous attendons donc un message des autorités françaises. Paul Biya comprend très bien ce genre de messages. »

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