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Crise humanitaire : Yaoundé ne veut pas d’une « intervention » de l’Onu !

Tommo Monthé, ambassadeur, représentant permanent du Cameroun à l’Onu Tommo Monthé, ambassadeur, représentant permanent du Cameroun à l’Onu Archives google

La situation humanitaire au Cameroun était en débat ce lundi 13 mai 2019 à l’Onu. À l’initiative de certains de ses membres, le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni sous « formule arria », (c'est-à-dire de manière non officielle), à son siège, à New-York, pour échanger sur la crise sécuritaire que traverse le pays, marquée la guerre contre Boko Haram dans la partie septentrionale et les affrontements armés, dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-ouest, entre forces républicaines et groupes séparatistes violents. Voix du Cameroun à ces discussions internationales, Tommo Monthé, ambassadeur, représentant permanent du Cameroun à l’Onu a récusé l’objet même de ces assises. « La présente réunion sous formule arria ne rencontre pas l'adhésion du Cameroun », a introduit le diplomate, en insistant sur une solution « endogène » au problème.

D’après lui « la situation humanitaire au Cameroun, ne constitue en rien une menace à la paix et à la sécurité internationales ». Ainsi, cette assemblée ne pourrait en aucun cas servir de « prétextes » pour une « intervention » onusienne au Cameroun. « Certains, remarque-t-il, sont venus à cette rencontre avec l'encre approprié pour peindre le Cameroun tout en noir, pays d'enfer et de maux indicibles.  (…) D'autres, peut-être sont venus munis de siphons pour siphonner toute l'eau de la bouteille et présenter le Cameroun comme une bouteille toujours vide, au plus à moitié vide ». Or « … le Cameroun est debout, têtu comme la vérité, visant l'émergence en 2035, pays qui n'est pas au paradis, mais pas en enfer non plus ». Par ailleurs, « nous avons une administration debout! Et je suis tout à fait encourager par ceux qui ont dit qu'il vaut mieux approcher le Cameroun, demander à son gouvernement qu'est-ce qui a été fait, qu'est-ce qu'il y a encore lieu de faire? », conseille l'ambassadeur.

« Nous dialoguons »

Tommo Monthée a aussi rappelé le projet d’un « dialogue inclusif » initié par le chef de l’Etat Paul Biya, y compris avec les combattants sécessionnistes, à condition qu’ils acceptent de déposer les armes. « À  Bamenda, le Premier Ministre a dîné chez monsieur Ni John Fru Ndi, figure de l'opposition camerounaise bien connue, qui lui a offert un repas fort copieux. Donc, nous dialoguons. Et le Premier Ministre (Joseph Dion Ngute) y a annoncé que les Centre de Désarmement, Démobilisation et réinsertion qui ont déjà été ouverts, leurs pensionnaires seront bientôt reçus par le président de la République. (…) il y a plusieurs autres anciens terroristes qui ont abandonné la sécession une fois qu'ils ont pris conscience d'avoir été trompés, et ont regagné des familles situées hors des zones sensibles, dans d'autres villes du territoire ». « Nous faisons face à la sécession, nous faisons face au terrorisme, nous faisons face à l'insurrection, et nous y feront toujours face debout », a-t-il rassuré.

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